“Nous reverrons-nous ?” – Odile Stonham

*

Nous reverrons-nous un jour ? Nul ne peut le dire.

Dehors, le temps est gris et la neige a fondu.

Nous reverrons-nous un jour ? Je ne peux le dire.

Nous sommes devenus pour eux des inconnus.

*

Nous reverrons-nous un jour ? Le temps le dira.

Stop ! Je vais arrêter là mes tristes pensées.

Je voudrais être magicienne. Abracadabra !

Mon voeu sera t-il, enfin, un jour exaucé ?

*

Nous reverrons-nous un jour ? Nul ne peut le dire.

Arrivera ce qui arrivera ou pas.

Nous reverrons-nous un jour ? Je ne peux le dire.

Seul l’avenir à nous toutes, tous, nous répondra.

 

@ Tous droits réservés.

Odile Stonham

Odile Stonham (292)

Bonjour,
Je m'appelle Odile et j'ai soixante-et-un ans. Je vis en Normandie, particulièrement dans le Calvados. Je suis mariée et j'ai deux grands enfants dont l'un m'a donné la joie d'être grand-mère de deux petits bonshommes : Ethan et Alexander.
J'ai commencé à écrire des poèmes à l'âge de seize ans et cela m'a beaucoup plu. Puis, petit à petit, j'ai continué à en faire. Etant sentimentale de nature, cela y a peut-être contribué. je ne sais pas. Mes sujets sont variés. Je les prends comme ils me viennent.

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Lucienne Maville-Anku
13 janvier 2026 20 h 21 min

C’est vrai qu’on avance en la force de l’espérance.

Alors, nous reverrons-nous, chère Odile, pour tant d’autres beaux partages et des expériences de petits et de grands bonheurs. L’amitié nous convie à sa table.

LMA.

Gérard Lepoutre
12 janvier 2026 12 h 22 min

Bonjour Odile,

A mon sens, poème bien construit.
Des répétitions, (les phrases interrogatives) tout à fait volontaires, amplifient l’intensité d’inquiétudes, voire d’angoisses.

Le mot “stop.. !” atténue la tristesse des vers précédents.
“Je voudrais être…” évoque un voeu qui redonne de l’élan à cet écrit.

La chute : “Seul l’avenir nous répondra” offre l’espoir d’une réconciliation avec tes petits-enfants. Cette dernière note positive éclaire un poème sombre (“gris, comme le temps”) et mélancolique dans l’ensemble.

Cordialement.
G.L.