Nos états de vie – Jean-Marie Audrain

Comment expliquer que les mêmes circonstances – le même travail, par exemple – peuvent être vécues par telle personne comme une souffrance, par telle autre comme un défi exaltant, et que telle autre encore y trouvera le moyen d’aider et d’encourager son entourage ?

Nichiren Daishonin répond à cette question : « C’est le cœur qui est important. »  Ce que le bouddhisme appelle un « état de vie » désigne l’orientation fondamentale de notre esprit à un moment donné. Celui-ci détermine tout : nos émotions, pensées, perceptions, attitudes, interactions etc. Tout découle de notre état de vie, qui se modifie d’instant en instant et colore l’ensemble de notre vie. Nichiren nous présente ces états. En voici les 6 premiers

  • l’enfer, un état de désespoir dans lequel l’individu est totalement submergé par la souffrance et les pulsions destructrices ;
  • l’avidité, où l’on est tourmenté par un désir sans fin, un manque insatiable, pour lequel on est prêt à tout ;
  • l’animalité, où l’on est régi par les instincts les plus basiques, liées à la survie biologique, notamment la crainte du plus fort et l’intimidation du plus faible ;
  • la colère, un état caractérisé par l’arrogance, l’esprit de comparaison, de rivalité et de domination des autres ; c’est le règne de l’égoïsme, du narcissisme et du conflit.
  • l’humanité, un état marqué par la tranquillité, la raison, la recherche du compromis et de l’équilibre. Caractéristique des êtres humains, cet état est toutefois relativement fragile.
  • le bonheur temporaire, un état de joie euphorique lié au plaisir, à la satisfaction d’un désir ou à la disparition d’une souffrance. Comme son nom l’indique, étant dépendant d’un facteur extérieur, ce bonheur ne peut, par définition, pas durer.

Comment dépasser cette condition de dépendance face aux aléas extérieurs, comment ne plus être « ballotté » par l’environnement et établir un état de bonheur que rien ne peut entamer ?

Je vous laisse méditer sur cette question dans l’attente de la lumière des Quatre nobles voies.

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (972)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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Hélène Lebougault
10 mai 2022 13 h 26 min

N’est point simple la vie…