Comment expliquer que les mêmes circonstances – le même travail, par exemple – peuvent être vécues par telle personne comme une souffrance, par telle autre comme un défi exaltant, et que telle autre encore y trouvera le moyen d’aider et d’encourager son entourage ?
Nichiren Daishonin répond à cette question : « C’est le cœur qui est important. » Ce que le bouddhisme appelle un « état de vie » désigne l’orientation fondamentale de notre esprit à un moment donné. Celui-ci détermine tout : nos émotions, pensées, perceptions, attitudes, interactions etc. Tout découle de notre état de vie, qui se modifie d’instant en instant et colore l’ensemble de notre vie. Nichiren nous présente ces états. En voici les 6 premiers
- l’enfer, un état de désespoir dans lequel l’individu est totalement submergé par la souffrance et les pulsions destructrices ;
- l’avidité, où l’on est tourmenté par un désir sans fin, un manque insatiable, pour lequel on est prêt à tout ;
- l’animalité, où l’on est régi par les instincts les plus basiques, liées à la survie biologique, notamment la crainte du plus fort et l’intimidation du plus faible ;
- la colère, un état caractérisé par l’arrogance, l’esprit de comparaison, de rivalité et de domination des autres ; c’est le règne de l’égoïsme, du narcissisme et du conflit.

- l’humanité, un état marqué par la tranquillité, la raison, la recherche du compromis et de l’équilibre. Caractéristique des êtres humains, cet état est toutefois relativement fragile.
- le bonheur temporaire, un état de joie euphorique lié au plaisir, à la satisfaction d’un désir ou à la disparition d’une souffrance. Comme son nom l’indique, étant dépendant d’un facteur extérieur, ce bonheur ne peut, par définition, pas durer.
Comment dépasser cette condition de dépendance face aux aléas extérieurs, comment ne plus être « ballotté » par l’environnement et établir un état de bonheur que rien ne peut entamer ?
Je vous laisse méditer sur cette question dans l’attente de la lumière des Quatre nobles voies.
N’est point simple la vie…