
Il a troqué sa crête contre une toque
Il est devenu toc-toc
Coquin fraîch’ment sorti de sa coquille
Il s’embarque dans les lentilles.
Refrain : Maître coq, Oh, Maître coq !
Ta tambouille c’est du toc
Maître coq, Oh, Maître coq !
Mon coco tu m’escroques.
Ce fin bec nous concocte un oeuf à moelle
Cuit au charbon de fumier
Il se roussit les plumes devant son poêle
Et ça cocotte le grillé
Il en colle plein les oeufs, fait tout un foin
Mais n’est bon qu’à ergoter.
Nous on attend l’om’lette du coq en vain
Lui n’a rien dans l’ cocotier.
Des gourmets coquets il s’croit la coqu’luche
De Bankok à Ménilmuch’
Naviguant entre 1′ troquet d’ Liverpool
Et la cantine d’Interpool.
Il hallucine, il se croque un décor
Chapeau d’paille, îles Canaries
Avec les tunes de sa poule aux oeufs d’or
Si on l’embauche à Orly.
Partager la publication "Maître Coq – Jean-Marie Audrain"

A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
Pour lire partiellement et commander mon florilège auto édité https://www.amazon.fr/Petit-Prince-Mots-dit/dp/B0BFVZGNYM
Lire la suite du même auteur :
Nombre de Vues : 0
Un beau portrait de Maître Coq, traînant son orgueil au milieu de sa basse- cour. Merci pour ce délicieux poème sur cette volaille , roi de son harem.
Les coqs ont de fines pattes et sont polis,ne disent pas de gros mots laids.
ils mettent Shakespeare dans une poêle pour cuire leur Hamlet .