Maître Coq – Jean-Marie Audrain

Il a troqué sa crête contre une toque

Il est devenu toc-toc

Coquin fraîch’ment sorti de sa coquille

Il s’embarque dans les lentilles.

 

Refrain : Maître coq, Oh, Maître coq !

Ta tambouille c’est du toc

Maître coq, Oh, Maître coq !

Mon coco tu m’escroques.

 

Ce fin bec nous concocte un oeuf à moelle

Cuit au charbon de fumier

Il se roussit les plumes devant son poêle

Et ça cocotte le grillé

Il en colle plein les oeufs, fait tout un foin

Mais n’est bon qu’à ergoter.

Nous on attend l’om’lette du coq en vain

Lui n’a rien dans l’ cocotier.

 

Des gourmets coquets il s’croit la coqu’luche

De Bankok à Ménilmuch’

Naviguant entre 1′ troquet d’ Liverpool

Et la cantine d’Interpool.

 

Il hallucine, il se croque un décor

Chapeau d’paille, îles Canaries

Avec les tunes de sa poule aux oeufs d’or

Si on l’embauche à Orly.

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (967)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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Invité
28 octobre 2020 8 h 13 min

Un beau portrait de Maître Coq, traînant son orgueil au milieu de sa basse- cour. Merci pour ce délicieux poème sur cette volaille , roi de son harem.

Alain Salvador
Membre
27 octobre 2020 19 h 38 min

Les coqs ont de fines pattes et sont polis,ne disent pas de gros mots laids.
ils mettent Shakespeare dans une poêle pour cuire leur Hamlet .