Paris, l’an de grâce 1867
Cher ami poète
Je bénis à jamais, notre bonne fortune, nous permettant de vivre en ce siècle, nous offrant moult désirs en extase.
Par mes mots, je vous quèris mon ami, car il se dit de bouche-à-oreille, que le boudoir de la fée brune, fera bombance le XV août de cette année, jour de la Saint Napoléon. Jour béni des dieux apparemment.
Cette fumerie exerce une véritable fascination sur l’imaginaire de la haute bourgeoisie. Si vous saviez mon ami, comment les banquières sont accros à cette passion dévorante. Ces bourgeoises osent se piquer en public, soulevant leurs jupes sans aucun état d’âme, oubliant même les sergents de ville.
Il va de soi, que dans ce club si fermé, l’opium arrive directement d’Indochine et que les plaisirs sont moult et variés.
Le tout Paris sera au rendez-vous, c’est le lieu où il faut être vu.
Il se peut que Charles, ce poète maudit, nous retrouve au petit matin au Moulin Rouge, club beaucoup plus sélect.
Il nous narrera encore les plaisirs de ses paradis artificiels.
Votre amie George Sand, ne sera pas présente, elle s’illustre par un combat politique actif, avec Alexandre Ledru-Rollin, participant au lancement de trois journaux : La Cause du peuple, Le Bulletin de la République, l’Éclaireur. Quelle femme extraordinaire.
Bientôt, vers vous ,je viendrais mon ami. Napoléon nous offre le chemin de fer, cette énorme machine nous fera, paraît il, traverser le monde.
Vous n’imaginez pas, le plaisir que j’aurais à aller aux Indes à vos côtés.
Rimbaud vous salue, mais n’a qu’un désir : être amoureux, l’éternelle quête.
J’ai ouï dire que vous aimeriez parfois tremper votre plume dans des lieux de perversion. Comme je vous comprends, l’autre monde est bien triste.
Soyons fous, bravons les interdits, assumons notre différence.
En cette nuitée, de vous conter il me plaît, mes pensées;
Ce soir mon berceau est fait de feuilles mortes et de bénédictions maudites, faites par le clergé et son évêque ; habillé comme un oignon. Il va sans dire, que point, je ne l’éplucherais.
Mes ronds de fumée d’opium, deviennent des amants, ils me pénètrent comme mille mains, finissant évaporés dans ce monde ingrat, me quittant tout comme autres.
Je me languirais dans les bras du sommeil et de l’éternité si le plaisir ne vient pas.
Toutes les nuits, je viendrais labourer mon corps à fleur de peau pour être soigné par quelques mains en manque d’humanité.
J’ai tant à vous dire.
Mon cocher vous attendra, si venir vous désirez. Ne vous inquiétez point, nous ne referons pas le monde, nous le vivrons.
Votre dévouée, madame de Montserrat , la belette.
bonjour cette nuit j ai reve d une anne cailloux cette personne avait une soeur et un tatouage dans le dos cette anne cailloux etait plutot jolie avec des formes la chose qui ma marqué cette personne tres gentille me dit qu elle aime les thalasso trop d info pour un reve sa ma deboussolé
Une vie de plaisirs chez les nantis de la société de l’époque !
la fumette , le sexe , en toute liberté !