Lorsque le printemps chasse l’automne – Brahim Boumedien

 

Une question se pose, revient à tout instant :

Se peut-il que je rêve, en est-il autrement ?

Est-ce hallucination, ou doux émerveillement ?

Ce jardin verdoyant, aux fleurs éclatantes

 

Dans lequel je promène un regard de poète

Et ce tapis perlé de pure rosée troublante

Ces papillons qui tournent au- dessus de ma tête

Toutes ces coccinelles, ces Bêtes à Bon Dieu,

Enjolivant la vie, redonnant de l’espoir,

Se déplaçant gaiement et volant jusqu’aux cieux,

Adorables coquelicots, messagères du soir.

 

Cette douce musique goûtée par mes oreilles

Ces paroles de jouvence chantées par des nymphes

Cette tendresse infinie, à nulle autre pareille

Mon âme ne cherchant ni gloire, ni triomphe

 

J’ai là, un don du ciel venu pour adoucir

Une sortie de vie pour reprendre la vie.

Un printemps s’annonce ô mon Dieu, quel plaisir

De vivre au milieu des fleurs, envié mais ravi !

Se peut-il qu’un printemps puisse chasser l’automne

Je me pose la question, au crépuscule de la vie.

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