
Quand les voiles de la nuit
quitteront les quais déserts
pour m’embarquer de force
vers le trou du grand large
avant de partir j’entasserai
dans ma besace les trésors
qui m’ont rajeuni l’âme
tout au long du chemin
je cueillerai des morceaux
de nature et de tableaux
ayant capté le vrai dans l’invisible
et le souffle dans la création
j’accrocherai quelques notes
l’une derrière l’autre
tourbillon de contrastes
grimpant vers le ciel
de mes rêves j’emporterai
les baisers non donnés
gorgés d’étranges frissons
à la douceur inconnue
de ma vie les soleils rouges
ayant illuminé mon cœur
des horizons non gagnés
pour m’avoir ébloui
je changerai l’un de tes sourires
en un souple trait d’infini
pour que le vent des soupirs
m’effleure sans remords
je volerai un rayon de tes yeux
pour que sa lumière m’éclaire
dans ma traversée solitaire
vers l’ombre et le silence
puis je laisserai le temps
voleur transmutant
ravir l’éclat des autres
pour l’exiler dans l’oubli
j’oublierai tout le reste
et dans l’ultime geste
solennel théâtral
de comédie humaine
je me draperai dans la soie
de nos silences profonds
pour que l’odeur de ta peau
devienne mon dernier parfum.
Bonjour Luc,
Départ
“Vers l’ombre et le silence.”
Thème abordé avec poésie
Et,
Tact.
“Jamais, dans l’eau
le trou ne se refermera.”
Cordialement.
G.L.