Le titre de cette méditation est celui d’un best-seller de Jean Gaillard, professeur d’histoire géographie, amoureux des animaux.
Dans sa préface à ce livre sur nos frères les animaux, paru en 1986, un philosophe catholique, Gustave Thibon, reconnaît qu’à «quelques exceptions près, la morale religieuse a laissé dans l’ombre cette question qui touche pourtant de si près au mystère de la création et de la rédemption.»

Au séminaire, nous raconte-t-il, on apprenait que torturer gratuitement un animal n’était qu’un péché véniel, alors que la moindre entorse au devoir d’extrême chasteté était taxé de péché mortel.
Le philosophe cite ensuite ce vers de Hugo:
“Les bêtes dont les âmes de rêve et de stupeur
sont faites…”
«Il est évident, poursuit Thibon, que nous avons abusé de cette stupeur pour transformer ce rêve en cauchemar. Abus de pouvoir d’autant plus révoltant qu’il est facile et exempt de risques, l’inconscience des bêtes, cette inconscience qui est aussi innocence, les livrant sans recours aux plus cruelles entreprises des hommes. Nous n’avons pas créé l’animal. Il fait partie comme nous de la création animée, il sent et il souffre comme nous, et la conscience de cette solidarité cosmique nous dicte le devoir de respecter sa nature et de ne pas lui infliger des souffrances inutiles ou d’une utilité incertaine.»
L’homme comprend trop bien ses droits sur les animaux (s’en protéger, s’en nourrir, utiliser leur énergie, s’en habiller, prendre plaisir à le chasser ou le combattre à la corrida) mais en oublie tous ses devoirs.
Dans notre prochain volet sur le sujet, nous survolerons tous les arguments de notre Histoire (des philosophes, poètes et théologiens) sur la question incluant celle de l’âme et de la conscience des animaux.
ça fait frémir totu ça
pauvres animaux
on se demande quel est le plus bête entre l’homme et l’animal