Le vent – Colette Guinard

LE VENT

Si j’étais le vent j’emporterai mes soucis
Ailleurs dans un pays très loin d’ici
Je ferai courir ma plume sur mon cahier
Marquerai les esprits de mes écrits ensoleillés.

Si j’étais le vent je balaierai les feuilles mortes
Laisserai le sol immaculé devant ma porte
Mais je ne suis pas celui-ci et son souffle bruyant
Me fait peur, il gronde, il siffle; il rugit c’est lassant.

Et là soudain il s’adoucit dans une brise agréable
IL vient caresser mes cheveux et frôler mon visage
De forêts en plaines et en vallons son exquise mélodie
Vocalise dans les arbres où les oiseaux se réfugient.

Texte de Colette Guinard

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Colette Guinard

Colette Guinard (437)

Je suis marié à Jean depuis 63 ans ,nous nous sommes connus gamins 14 et 17 ans , nous nous aimons d’un amour idyllique qui a enrichi ma vie et m’a donné des ailes ,de l’inspiration pour la peinture,la sculpture, la poésie , je suis en fauteuil roulant depuis treize ans après un A V C !
Actuellement je vis dans un résidence seniors afin d’être proche de mon époux qui est en face dans un ehpad en fauteuil roulant lui aussi ayant fait un très grave A V C il a perdu toute son autonomie mais garde intact son intellect ce qui nous permet de vivre notre complicité !

Nos quatre enfants nous ont donné une grande famille Jean et moi attendons ensembles le bout du chemin main dans la main, rien ne vaut la vie elle mérite d’être vécue

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Saber Lahmidi
Membre
26 juillet 2021 13 h 16 min

O brise, s’il te plaît emmène-moi dans mon rêve et au sein de la patrie.
Bravo chère Colette.

Alain Salvador
Membre
26 juillet 2021 11 h 20 min

Vous êtes le vent… Soufflez fort sur tous vos ennuis. Sur tous ceux qui vous ennuient…

Lucienne Maville-Anku
Membre
26 juillet 2021 9 h 51 min

“Si j’étais le vent je balaierai les feuilles mortes
Laisserai le sol immaculé devant ma porte…”

Et oui, “Si j’étais…”. Si nous étions…tant de choses. Nous échappent en effet bien certains pouvoirs…

René-François Sully Prudhomme n’écrivait-il pas “Si j’étais Dieu…” dans un de ses poème qui se laisse vraiment apprécier, comme le votre dans son originalité…et sa superbe note de beaux contrastes que vous introduisez avec talent par : “Et là soudain il s’adoucit dans une brise agréable…”

Passez, Colette, une bonne journée bercée par la douce et agréable brise du vent. Lucienne.

Pascale Jarmuzynski
Membre
26 juillet 2021 8 h 33 min

Si j’étais le vent … je soufflerai sur la folie des hommes pour redonner à notre terre un air d’Eden et un avenir plus serein ….
Doux lundi à toi douce Colette.