Le temps du regard, le regard du temps – Jean-Marie Audrain

     Nous avons déjà abordé ce thème dans la minute Les deux regards. Je m’y attarde à nouveau en le mettant en rapport avec le temps, avec ce qu’on appelle les outrages des ans.

Comme nous l’avions précédemment dit, pour le regard du bébé et de l’enfant tout est tout beau tout neuf, même le visage tout ridé de papy ou de mamie. C’est encore le cas quand on rencontre sa jeune fiancée et ou son jeune futur, et là on repense à Don Juan et à la citation Les inclinations naissantes ont des charmes incomparables.

Qu’advient-il de notre regard par la suite ?

Avec le passage et les outrages des ans, la femme va user de tous les artifices pour préserver son apparence de belle et jeune femme et son infaillible pouvoir de séduction en sera le garant. Ce pouvoir de séduction, elle l’évaluera et le lira dans le regard des hommes, jusqu’à celui des bellâtres libidineux, en constituant la garantie et le miroir.

Parallèlement l’homme aiguisera son look et son regard pour s’assurer qu’il peut encore regarder les jeunes et jolies femmes sans les faire grimacer outre mesure.

Lorsque l’on est en couple, ces attitudes peuvent réveiller ce qu’on appelle le démon de midi. Parfois, l’époux ne se contente plus d’un regard complice et veut savoir jusqu’où il séduit encore.

 

L’épouse de son côté sait bien décoder son pouvoir de séduction dans le pétillement des yeux des hommes. Parallèlement, elle ne supporte pas que son conjoint regarde les autres femmes, surtout les plus jeunes qu’elles.

Cela peut générer une jalousie exacerbée pouvant même concerner les femmes des magazines et des films. Son homme ne doit regarder qu’elle et la trouver la plus belle pour la bonne raison qu’elle et lui subissent pareillement les outrages du temps.

 

La vie apparait dans toute sa splendeur lorsqu’elle devient école de l’amour de tous les temps, de tous les âges et non plus une anthologie de la séduction.

 

 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (969)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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2 Commentaires
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Colette Guinard
25 novembre 2021 12 h 23 min

Jean Marie chaque jour votre minute philosophique est un régal je vous en remercie vivement !Merci et bonne journée Colette