On me dit que la terre est une roulette oblongue
Qu’a l’âge que l’on a la route est encore longue
Qu’il y’a tant de chemins
Que le temps vient user la flamme peu à peu
Qu’on ne se reconnaît plus quand on ouvre les yeux
Que sait-on de demain.
Mais j’en oublie le reste du monde
Tant je t’aime tu vois
Mais j’en oublie le reste du monde
Je n’entends plus que toi.

On nous croise tous les deux, ma main tenant ta main
Musardant dans les parcs, riant dans les jardins
Tant que dure le soleil
Certains nous dévisagent d’un regard étonné
D’autres qui nous sourient pourraient nous jalouser
Le ciel s’en émerveille.
Mais j’en oublie le reste du monde
Tant je t’aime tu vois.
Mais j’en oublie le reste du monde
Je n’ai d’yeux que pour toi.
On traverse en flânant les rues et les carrefours
Jusqu’à en oublier les fumées alentour
Des moteurs rugissants
Ma main sur ton épaule, je m’enivre à mon gré
Des gouttes de parfum sur ton cou déposées
En témoigne le vent.
Mais j’en oublie le reste du monde
Tant je t’aime tu vois.
Mais j’en oublie le reste du monde
Je ne sens plus que toi.

Abandonnant la ville nous goûtons le décor
Des murs nappés de ronces aux baies multicolores
Délice du palais.
On échange, insouciants, des framboises sucrées
Ainsi que la couleur de nos lèvres enlacées
En longs baisers fruités.
Mais j’en oublie le reste du monde
Tant je t’aime tu vois.
Mais j’en oublie le reste du monde
Je n’ai goût que de toi.
Sur des épis couchés ou des draps voluptueux
Laissons lèvres et mains tenir un langoureux
Langage de l’amour
Tout prend sous mes caresses du velours la douceur
D’un frisson qui navigue de ta nuque à ton coeur.
Et s’en revient toujours.
Mais si j’oublie le reste du monde
Je n’oublierai, de toi
Même si j’oublie le reste du monde
Jamais ta peau de soie.
Comment ne pas aimer ce bijou de poème où l’amour pour sa bien-aimée est déclaré de façon si simple,si forte et si belle à la fois.Un amour si profond qu’on en oublie le reste du monde…merci cher Jean-Marie pour ce si beau partage.Bonne journée.
Mohamadine.
Alors là superbe ! bravo et applaudissements !
Un texte comme je les aime enfin…
Bis ! bis ! bis !