
Bonjour à tous et toutes,
Le jueju est une forme poétique chinoise perfectionnée sous la dynastie Tang (618-907). Il se compose d’1 seul quatrain (4 vers) :
Chaque vers a 5 ou 7 syllabes.
Maintenant, je vous propose l’écriture de quatre Jueju :
amour de toujours
toucher du velours
sentiment envié
doux baiser donné
terre fort nourricière
abattre les frontières
répartir les ressources
ouvrir toutes les bourses
brouillard épaissi
plan anéanti
vision amoindrie
mission défraîchie
révolte légitime
monde pillé réglisse
changez de paradigme
soufflez les injustices
Voici un exemple classique de Qiyan jueju ; auteur, Du Mu (803-852) :
« Printemps du Sud »
Des milliers de kilomètres de chants d’oiseaux, vert clair le long du fleuve Yangtze ;
Des étangs et des collines entourent le village avec des drapeaux dans le vent apaisant ;
Au milieu des quatre cent quatre-vingts temples des dynasties du Sud ;
Combien de terrasses dans les brumes froides de la pluie ?
Pour les « amis poètes puristes »,
Le quatrain développe :
– une paire de distiques (2 vers) appariés. –
2 vers appariés = 2 vers qui forment un ensemble complet par le sens, l’idée, la rime, le rythme, la syntaxe.
Le Jueju a 20 ou 28 syllabes exactement.
Les caractères chinois symbolisent des concepts (des idées) et « correspondent » à des syllabes dans notre langue, d’où des différences métriques importantes pour les diverses traductions.
Li Bai, Wrang Wei, Du Fu sont les principaux représentants du jueju. Le jueju rassemble l’essence de la poésie chinoise : musique, image, respiration, philosophie du peu, vide. Il évoque essentiellement la nature, l’amour.
Le cœur vous en dit ! : 4 vers suivis de 5 ou 7 syllabes chacun ; et c’est parti pour composer un jueju. Essayez ! Adressez votre poème sur le site Plume de Poète. Merci.
Bonne journée à tous et toutes.
G.L. Gérard Lepoutre