Le dernier automne – Jean Paul Innocenzi

 

 

Je te revois ainsi lors du dernier automne,

Assise sur le perron l’âme et le cœur en paix,

Et tes yeux ou les feux sans cesse tourbillonnent,

Regardaient tendrement les feuilles qui tombaient.

 

Accrochée à mon bras dans une tendre indolence,

J’entends encore ta voix, calme, douce, sereine,

Ta voix, tes yeux, ton corps, enflammaient tous mes sens,

Et tu régnais sur moi, tranquille souveraine.

 

Les flammes de tes yeux sont désormais éteintes,

La maison est fermée et vide est le perron,

Mais je ressens encore en étouffant mes plaintes,

Tes baisers langoureux brûlants comme des tisons.

 

Je te revois mon âme, mon cœur, ma délivrance,

Ma clarté, ma lumière, ma calme immensité,

La promesse de tes yeux était mon espérance,

Mais elle s’est enfuie en cet automne glacé.

 

 J.P INNOCENZI  (1999)

                                         

Jean-Paul Innocenzi

Jean-Paul Innocenzi (10)

Bonjour,
Je viens me présenter à vous bien qu'il n'y ait pas grand chose à dire. Dans trois jours j'aurais 76 ans. Après une carrière dans la fonction publique où je ne me suis épanoui, mais bon! qu'y faire? J'ai commencé à écrire à la mort de Brassens d'où "A Georges" . Par la suite j'ai continué à écrire des textes que je n'ose appeler poèmes, des nouvelles, des sketch, mais qui souvent, vu mon âge, ne sont d'actualités. Pour occuper ma retraite, je fais un peu de sport (3 fois par semaine), je lis, j'écoute mes chanteurs préférés qui sont outre Brassens, Ferrat, Chelon, Escudero, Leclerc, Montand, Aznavour,Mouloudji, Lemarque, comme vous le voyez je ne suis guère de mon temps, mais je les écoutais déjà lorsque j'avais 20 ans, je n'étais pas "yéyé", en fait je n'étais pas de mon époque, je ne le suis toujours pas. J'espère pouvoir vous faire partager mon univers sur ce site.
Cordialement à tous

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Albert Benzineb
5 janvier 2026 17 h 33 min

Un poème délicat et profondément mélancolique, où l’automne devient le symbole d’un amour perdu mais encore vivant dans la mémoire. Les images du feu et du regard donnent une belle unité au texte, opposant la chaleur passée au froid de l’absence. La douleur est contenue, pudique, ce qui la rend d’autant plus touchante. C’est un souvenir d’amour apaisé, noble, porté par une écriture classique et sincère.

Jean-Marie Audrain
Membre
30 décembre 2025 23 h 46 min

Quelle belle luminosité omniprésente dans ton texte, Jean-Paul !
Le tout se veut apaisant à souhait.

Gérard Lepoutre
30 décembre 2025 11 h 30 min

Bonjour Jean-Paul,

Très bel hommage,
Exprimé avec beaucoup
De Sensibilité.

La Vie,
Printemps, étés,
Hivers,
“Cet automne glacé.”

Cordialement.
G.L.