Cette expression est un surnom donné par Martin Luther. Vous allez vite deviner à qui.
C’est une fausse amie qui nous voudrait du bien, mais qui peut nous faire aussi beaucoup de mal.
Par devant, elle est capable du meilleur, cela crève les yeux ; par derrière, elle peut nous pousser au pire et, nous ayant déjà crevé les yeux, elle nous crève le cœur.
Imagination serait son nom. Mais elle est double sous son doux fard. Muse le jour, pirate masquée la nuit : elle repeint en rose ou en noir selon son bon vouloir.
On dit que l’amour est aveugle. En vérité, c’est l’imagination qui se nourrit de notre manque d’amour pour nous faire fantasmer sur l’être désiré, à notre insu. Et comme on ne la démasque pas, on la laisse repeindre en noir le sentiment ou l’être qu’elle avait copieusement badigeonné de rose. S’en méfier s’avèrerait pourtant d’une élémentaire prudence. En demander la guérison ou en susciter la purification serait même salutaire. Serait-ce à raison que Luther a appelé l’imagination « la putain du diable » ?
Je ne nie aucunement ses charmes, mais je ne cèderai nullement à ses avances.
Et vous-mêmes, qu’en dites-vous ? Pas autre chose que moi, j’imagine…
Entièrement raison l’Ami… Texte sympathique à réflexions. Mais est-ce toujours facile de ne pas tomber sous les charmes ce cette dite putain ? Ici c’est un peu comme avec les prêtresses de Dracula… Difficile de résister à l’appel de l’excitation qui ! il faut bien le dire, nous mène (nous les mâles) “par le bout de la q…e”
Sinon cette très belle citation de Signoret pour compléter votre sympathique texte.
Le secret du bonheur en amour, ce n’est pas d’être aveugle mais de savoir fermer les yeux quand il le faut. »
Cordiales salutations.