La Mort démolit tout
Tour ce qu’on a bâti
Pendant sa vie
La Mort l’éprouve dans son feu
Mais de pouvoir a-t-elle
Sur la vie ?
La mort le sait
Et se soumet
Sans bruit
La Mort avance à grande allure
Comme un vaisseau
Qui nous réclame
Même si,
Aveugles ou aveuglés
On ne l’a pas vu venir
Et approcher de notre port
Avec les marins sur la proue
La Mort nous embarque
Mais a-t-elle pour autant
Le pouvoir sur ma vie ?
©Lucienne Maville-Anku, 18 février 2016
Wow ! Si beau et si bien dit. Merci Brahim. J’aime cette philosophie de la vie… et cette personnification de la Mort encore ici qui ne s’identifie pas, “ne dit pas son nom”.
Merci, Lucienne, pour ce partage poétique, relatif au fait que la vie n’est pas éternelle et qu’elle a une fin qui est la mort. Mais une vie n’a de valeur que par sa qualité : on peut vivre cent ans et passer cette vie qui n’a de vie que le nom dans la plus grande misère ; c’est comme une mort qui ne dit pas son nom.
Amicalement.