La fille sur le quai
Avait perdu son naturel
Comme une statue de sel
On la sentait aux aguets
Face aux regards allumés
Par ses lèvres siliconée
L’air d’un eider qui danse
D’exubérance avec indécence
De ses attributs dans l’outrance
Ses bottes de cuir braquaient
Les yeux vers la remontée
Prouvant le bien fondé du genre
Une poupée de magazine
Aux lourds relents de vaseline
Article à lâcher ou à prendre
On la rencontre sur les quais
Ou à Paris dans le musée
Grévin bien cirée à souhait
Sous un rictus désabusé.
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A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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En allant sur Paris j’ai été choquée, dans le métro, par l’indifférence des gens envers les sdf. On les dirait invisibles. Personne n’a pour eux, un regard, un sourire ou un bonjour.
Peut-être que ces femmes cherchent à être vues, reconnues. C’est bien triste….
Une pauvre fille pas très belle qui cherche à le devenir m. Hélas c’est raté. La pauvre ! Elle restera longtemps sur le quai.
Bof…
J’imagine que ces filles cherchent le bonheur avec des artifices parfois bien décalés. Helas. Tout cela est bien triste. Car tout est factice. Mais ton écriture montre bien le désarroi qu’elles ont. Il faudrait les aider.
De pauvres filles sûrement pas très heureuses dans leur vie et qui essayent de trouver du bonheur de cette manière j’imagine. Bonne journée
Une fille sur le quai..et combien comme ça dans les couloirs du métro Parisien que j’ ai pu voir allant a mes cours et stages d’ infirmière ou j’ en retrouvait en overdoses en réanimation…de tristes femmes…
Merci pour ce récit Jean Marie amities Domi