La fille sur le banc – Jean-Marie Audrain

 

La fille sur le banc

Se moquait du regard

Des oiseaux frétillant

Et du chant des passants

Se disant qu’il est mieux

Qu’aucun de l’un des deux

Sous le charme étouffé

Ne se mette à siffler.

 

Fille sur le banc

De Noisy le Grand

Ce regard charmant

Te va comme un gant.

 

Le fille sur le banc

N’était plus jamais seule

Autour d’elle aucun blanc

Mais d’anthracites gueules

La serrant, la collant

La canette à la main

Parlant tout en buvant

Pour faire copine-copain.

 

Fille sur le banc

De Noisy le Grand

Ce regard charmant

Te va comme un gant.

 

Le fille sur le banc

S’est aussi mise à boire

Surtout du blanc de blanc

Et non la bière des noirs

Par sa bouche se noyaient

Gorgée après gorgée

Les chagrins qui pesaient

Sur sa vie d’esseulée.

 

Fille sur le banc

De Noisy le Grand

Ce regard charmant

Te va comme un gant.

 

Puis le temps passa

Le vent, les frimas

Les soirs, les aurores

Se moquaient des corps

Dormant sur des bancs

Enlacés souvent…

 

Le fille sur le banc

Un jour a disparu

Mais les hommes cependant

La guettaient dans les rues

Comme si le paysage

Sans elle n’existait plus

Et cette fille trop sage

Ne la revirent plus.

 

Fille sur le banc

De Noisy le Grand

Ce regard charmant

Te va comme un gant.

 

A écouter ici en chanson : 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (977)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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14 Commentaires
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Leduc Catherine
Invité
Leduc Catherine
28 mars 2025 11 h 46 min

Très jolie poésie tendres et douce à l image de cette jeune fille assise sur le banc

Dominique DAVID
Invité
Dominique DAVID
28 mars 2025 11 h 28 min

Merci Jean Marie pour cette jolie chanson interprétée et bon début de weekend bisous Domi

Kim Thomas NGUYEN
Membre
28 mars 2025 11 h 08 min

Être seul(e), c’est être libre
être libre, c’est être soi

kim Thomas NGUYEN

Chausson Maud
Invité
Chausson Maud
28 mars 2025 10 h 21 min

La fille sur le banc. A l’air bien seule dans la vie sans aide d’autrui. Le temps passe et rien ne se passe. La chanson est bien collée à cette jolie poésie. Merci. Jean-Marie.

Patrice Rey
27 mars 2025 18 h 28 min

Fille sur le banc tu lui as donné un caractère de vie qui est charmant. Que sa chanson qui lui va comme un gant traverse les radios élégantes… Bien à toi, jolie chanson et musique sur la bonne pente… Bien joué Jean-Marie

Anne-Marie Hébert
27 mars 2025 8 h 22 min

J’espère qu’elle a trouvé in abri sérieux cette dame…triste mais j’aime le rythme de tes mots. Bises