
Bonjour à tous et toutes,
La « copia » est l’art de varier une même idée. (forme, fond, rythme) – un jeu de variations – Il s’agit d’une construction de possibles.
La copia s’attache essentiellement à la voix, la phrase reformulée, l’écho, le cycle, la saison, le passé revu sous plusieurs aspects, un geste amplifié par le changement, un lieu revisité, un point de vue modifié…
Fréquemment, la copia se compose au total de 4 vers de 8 syllabes chacun. (des octosyllabes)
En fait, la copia n’impose pas de thèmes et demeure très souple tant sur le fond que sur la forme : elle se présente sous le signe d’un atelier d’invention.
Pour ma part, j’opte pour le quatrain (4 vers) et, 8 syllabes pour chaque vers :
mandoline envoûtante
berce vaillamment l’amante
chant magistral d’un damoiseau
suit le ruissellement de l’eau
juillet rendez-vous écarté
oiseau en cage envolé
sème à tout vent un été
cherche le bonheur partagé
un cœur chagrin meurtri saigne
lourd pâle bat la chamade
fort émoi intense teigne
s’abstient de la rigolade
partout distille un amour
en tout lieu amorce la paix
pense liberté vraie autour
ensorcelle la loyauté
Voici trois poèmes chantés, éditions Allia : Coplas, poèmes de l’amour andalou. – Traduction : Guy Lévis Mano –
Peu me soucie que tu t’en ailles,
Mais me soucie que tu emportes
Du sang à moi dans tes entrailles.
Ta mère ne dit rien :
Elle est de celles qui mordent
Avec la bouche fermée.
Va trouver ta mère et dis-lui,
Si d’être pauvre elle me méprise,
que le monde tourne beaucoup
et qu’hier s’écroula une tour.
Essayez, pour votre plaisir, de composer une copia ! Adressez-la sur le site Plume de Poète. Merci.
Bonne journée à tous et tous.
G.L. Gérard Lepoutre.