Jusqu’à l’été – Sarah Gastard

 

 

Sur le chemin de ce que je serai

j’ouvre un coeur sans cynisme

pur et éclaté comme un fruit

jus échappé de sa bogue,

force disséminée dans la nature,

en espérance du Christ

pour me relever de cette grave perte d’énergie,

et je marche

je marche sur les pas de moi-même

dans la neige je mets mes pas dans les miens

la neige éblouit

celui qui veut se l’approprier

celui qui veut la voir

il ne faut pas vouloir fixer ses pas des yeux

il faut vouloir marcher jusqu’à l’été

sans cesser d’y croire

quand la neige aura fondu

et que les pas seront dans l’univers, et les traces du passé, dans mon coeur

Jésus bâtira bien les choses

et me fera telle celle à qui j’aurai toujours, toujours rêvé de ressembler.

Sarah Gastard

Sarah Gastard (31)

Le renouveau est un art d'aimer. La poésie accompagne ce pas. Les écorces craquent, et le miracle apparaît.

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Lucienne Maville-Anku
21 décembre 2025 7 h 53 min

il ne faut pas vouloir fixer ses pas des yeux
il faut vouloir marcher jusqu’à l’été

“Vouloir” que crée en soi le divin invite certes “pouvoir”. Et lon est rendu capables de faire, extraordinairement, ce que l’on aurait jamais pu réaliser en sa faiblesse, triomphant de la stagnation ou de la nonchalance… J’y pensais hier.

J’aime beaucoup la pensée poétique de “vouloir marcher jusqu’à l’été“… Magnifique et profond.

LMA.

Jean-Marie Audrain
Membre
21 décembre 2025 0 h 22 min

Poème d’une infinie sagesse guidée par l’espérance en l’amour indéfectible de Jésus.
Un jour tu reconnaîtras les pas de Jésus dans les traces de ce que tu prenais pour celles de tes propres pas.