
Quand il a perdu sa mère
Jean a juré sur le marbre
De sa tombe noyée de fleurs
Tout arrosées de ses larmes
Croix de foi et croix amère
Qu’il ne l’oublierait jamais.

Les soucis du quotidien
Noyèrent promesses et larmes
Quand il vient à mettre en terre
Son père après dix automnes
Déjà oubliée la tombe
Et sa mère qui y dormait.

Quand il perdit un à un
Ses meilleurs amis d’enfance
Histoires de craché-juré
Jamais on ne s’oubliera
Promesses dignes d’un ivrogne
Toutes fleurs étaient fanées.

A quoi bon jurer, promettre
Quand la manivelle des ans
Mouline peu à peu en miettes
Les sentiments, les bons mots
Comme les meilleures intentions
Tout enterrées dans la tombe.

A retenir de ce poème

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A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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