Je doute, donc je crois – Jean-Marie Audrain


Mes dernières minutes philosophiques abordaient le domaine de la spiritualité sous un jour philosophique (Eveil spirituel, D’où-viens-je que suis-je, où vais-je etc).

Or, une abonnée m’écrit : Cela ne me concerne pas, je ne crois pas ! et à la suite un abonné surenchérit Cela ne me concerne pas, je crois déjà.

Je me croyais dans la mouvance de la maxime latine disant que l’information conduit au savoir, au sens du verbe latin « informare », qui signifie « donner une idée sur ». 

Ce double quiproquo me ramène à une phrase de Denis Sonet, père fondateur de l’association CLER Amour et Famille, qui disait pertinemment :

Le monde ne se divise pas entre croyants et incroyants, mais entre cherchant et cherchant pas, on pourrait dire in-cherchant ou non cherchant.

Je rejoins tout à fait se pont de vue. Nous sommes tous chercheurs avec nos propres mots.

Encore hier Laurent Voulzy nous disait que, depuis 20 ans, il aime chanter dans les cathédrales car il y a trouvé la Présence qu’il cherchait, sans pouvoir la nommer. Il se dit en recherche. 

Se considérer comme cherchant crée un pont incroyable entre celui qui se dit incroyant et celui se dit croyant. D’ailleurs, la vraie foi doit inclure le doute, sous peine de devenir intégrisme. L’intégriste est celui qui est tellement sûr de détenir la vérité qu’il professe : « Je ferai la volonté divine, que cela plaise à Dieu ou non ».

Il en va de même pour le cherchant qui se dit incroyant, pour la bonne raison que personne ne nait croyant ou incroyant. Tout est affaire de recherche et de découverte, jour après jour.

Cela dit, il n’est pas certain que le cherchant croyant et le cherchant incroyant se rencontrent au milieu du tunnel. Certains, en ne regardant que du côté de leur lorgnette voire de leur clocher, ne voient pas qu’un autre cherche la même chose, la même personne à contre sens ou en parallèle.

Il y a toujours à apprendre de la recherche de l’autre, et c’est bien l’objectif de cette minute philosophique commentée par des « abonnés chercheurs » de tous les tunnels, de toutes les croyances et incroyances, en un mot, de tous les doutes !

 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (960)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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