Ira-t-on tous au paradis. Tous ? Les animaux aussi ?
C’est la question que se pose toute personne qui perd son animal de compagnie (chien chat tout autre compagnon).
La question pourrait se résumer ainsi :
le poète Lamartine a-t-il raison d’adresser ces mots à son chien :

Non ! quand ce sentiment s’éteindra dans tes yeux,
Il se ranimera dans je ne sais quels cieux.
De ce qui s’aima tant la tendre sympathie,
Homme ou plante, jamais ne meurt anéantie :
Dieu la brise un instant, mais pour la réunir ;
Son sein est assez grand pour nous tous contenir.
Oui, nous nous aimerons comme nous nous aimâmes.

Qu’importe à ses regards des instincts ou des âmes ?
Partout où l’amitié consacre un coeur aimant,
Partout où la nature allume un sentiment,

Dieu n’éteindra pas plus sa divine étincelle
Dans l’étoile des nuits dont la splendeur ruisselle
Que dans l’humble regard de ce tendre épagneul
Qui conduisait l’aveugle et meurt sur son cercueil !
Qui oserait répondre que le poète se trompe, sinon une fois de plus
le catéchisme prisonnier, à son insu, du cartésianisme ?
Sur la question s’opposent d’un côté philosophes et théologiens concluant que l’âme meurt avec la matière animale et de l’autre biologistes et divers scientifiques qui prouvent que, les cellules se renouvelant sans cesse, cette conclusion théorique n’est plus valide.
Par bonheur, aucun dogme sur la question, mais de nombreux clins d’œil que nous évoquerons dès demain dans une autre minute méditative.
Je ne vois pas pourquoi les animaux n’auraient point d’âmes tout comme les humains…