Ira-t-on tous au paradis ? – Jean-Marie Audrain

Ira-t-on tous au paradis. Tous ? Les animaux aussi ?

 C’est la question que se pose toute personne qui perd son animal de compagnie (chien chat tout autre compagnon).

La question pourrait se résumer ainsi :

le poète Lamartine a-t-il raison d’adresser ces mots à son chien :

Non ! quand ce sentiment s’éteindra dans tes yeux,

Il se ranimera dans je ne sais quels cieux.

De ce qui s’aima tant la tendre sympathie,

Homme ou plante, jamais ne meurt anéantie :

Dieu la brise un instant, mais pour la réunir ;

Son sein est assez grand pour nous tous contenir.

Oui, nous nous aimerons comme nous nous aimâmes.

Qu’importe à ses regards des instincts ou des âmes ?

Partout où l’amitié consacre un coeur aimant,

Partout où la nature allume un sentiment,

Dieu n’éteindra pas plus sa divine étincelle

Dans l’étoile des nuits dont la splendeur ruisselle

Que dans l’humble regard de ce tendre épagneul

Qui conduisait l’aveugle et meurt sur son cercueil !

Qui oserait répondre que le poète se trompe, sinon une fois de plus le catéchisme prisonnier, à son insu, du cartésianisme ?

Sur la question s’opposent d’un côté philosophes et théologiens concluant que l’âme meurt avec la matière animale et de l’autre biologistes et divers scientifiques qui prouvent que, les cellules se renouvelant sans cesse, cette conclusion théorique n’est plus valide.

 

Par bonheur, aucun dogme sur la question, mais de nombreux clins d’œil que nous évoquerons dès demain dans une autre minute méditative.

 

 

 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (960)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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Plume de Poète
Administrateur
18 janvier 2022 11 h 33 min

Je ne vois pas pourquoi les animaux n’auraient point d’âmes tout comme les humains…