
On ne peut en effet qu’imaginer ce mot. A tort, on dit souvent qu’à la mort nous montons au ciel. Ce sont les termes de notre imagination locale car dans la tribu indienne de Jéromine Pasteur, le ciel est sous la terre et l’enfer dans le ciel.
En fait, c’est le philosophe allemand Emmanuel Kant qui nous donne une grille d’analyse pertinente : le temps et l’espace sont les deux formes de notre sensibilité, de notre appréhension du monde. Or, l’éternité sortant de ce double cadre, elle ne peut être qu’imaginée mais ni pensée ni comprise en soi.
On a déjà du mal à concevoir l’infinitude, celle de notre univers et ce terme est d’autant plus parlant : il n’a pas de limite car il n’est pas fini, il est en état de création permanente que les scientifiques nomment expansion.
Alors que dire de l’éternité, de la nôtre propre ?
Une seule chose est sûre, nous y sommes depuis notre conception et même bien avant dans la pensée et le cœur de nos parents, pour ne pas dire également dans le projet de Dieu.
Petit, cette question m’empêchait de m’endormir : j’avais peur de m’ennuyer au ciel, surtout depuis que je sais qu’il n’y a plus de nuit pour dormir. Ce qui m’aidait à m’endormir, c’est de me voir au milieu des anges jouant de ma musique tout comme eux.
Maintenant, je souhaite à chacune et à chacun une douce nuit en présence des anges. C’est ma façon à moi d’apprivoiser l’éternité.

De l’imaginer me répondrez-vous, et vous aurez raison !
Qui a dit déjà ?: L’éternité c’est long… surtout vers la fin…
L’éternité ne se pense pas, ne s’imagine pas avec la tête. On peut seulement la ressentir via l’espace du cœur. Ouvrir son cœur, c’est se connecter à son âme. Ecouter notre silence et notre paix intérieure éternelle permet d’avoir accès à cet océan d’éternité qui n’est qu’amour.