
Il y a tant
Il y a tant, croyez-moi
Tant de choses qu’on ne voit pas
Sans le moindre éclat
Quand la nuit voile aux yeux curieux
Les secrets des dieux
Tenus mystérieux.
Il y a tant, croyez-moi
Tant de choses qu’on n’entend pas
Qui se disent tout bas
Dans le secret de confidence
Des amis d’enfance
Promis au silence.
Il y a tant, croyez-moi
Tant de choses qu’on n’hume pas
Trompant l’odorat
Quand nous encombrent les fumées
Effluves égarées
Pour qui n’en n’a nez.
Il y a tant, croyez-moi
Tant de choses qu’on ne goûte pas
Sans maigre ni gras
Nectar sacré pour les abeilles
Pollens et merveilles
De miel en vermeil.
Il y a tant, croyez-moi
Tant de choses qu’on ne sent pas
Loin de tous ébats
Quand l’âme ne veut ni chaud ni froid
Déserts et frimas
Le tiède fait sa loi.
Il y a tant, croyez-moi
Tant de choses qu’on ne vit pas
Qu’on regrettera
Faute de croire en ce sixième sens
Captant les essences
Comme une évidence.
En effet, celui qui s’ouvre au mystère et à la subtilité peut souvent être gratifié de l’essentiel “invisible pour les yeux”, dirait Saint Exupéry
Tant de choses invisibles que la poésie met en lumière. Merci pour ce partage
Brisons nos interdits
Donnons-nous à la vie
Ouvrons-nous à toute vie
Et disons-leur merci
votre poème est un chant qui s’élève jusqu’aux cieux
Tant est dit
Tant n’est dit
Dans ce bel écrit
Qui résonne tel un cri
Et a l’air je me dis
D’une plaidoirie
Tant est dit
Tant n’est dit
Tout est dit
On regrettera si
On ne relève le défi
Qui nous est lançé ici
Rappel pour nos sens
Un appel à l’éveil
Qu’est ce réveil de ton cri
Merci Jean-Marie