Eve y danse – Jean-Marie Audrain

Dans le jardin de son enfance

Eden aux trois mille saisons

Tout n’est que grâce et innocence Perfection

Fille du souffle et de la terre

Elle joue en toute insouciance

Avec le tigre et la panthère Connivence

Dans le jardin de son enfance

Eve y danse…

 

Les bras arqués comme deux anses

Au coeur du cercle des serpents

Le corps lové avec l’aisance

D’un enfant

Elle tourbillonne à tue-tête

Chantant des mots venus d’ailleurs

Comme une psalmodie secrète

En douceur

Les bras arqués comme deux anses

Eve y danse…

 

Sous l’arbre de la connaissance

Les deux grands yeux écarquillés

Elle jouit de chaque flagrance

Du verger

Comme sous une fontaine sans trêve

Elle s’abreuve jusqu’à l’envi

Au tronc d’où s’écoule la sève

De la vie

Sous l’arbre de la connaissance

Eve y danse…

 

Face au buisson d’incandescence

Illuminant corps et esprit

Elle côtoie en ces moirances

L’infini

Elle est fidèle par essence

A la voix qui parle à son coeur

Brise de paix et de patience

Son Seigneur.

Face au buisson d’incandescence

Eve y danse…

 

Tant que son sang vibre en cadence

Tout virevolte en son tréfonds

Balayant jusqu’à l’évidence

Des questions.

Quand se libère sa conscience

Elle s’invente un pas à deux

Comme deux oiseaux en partance

Vers les cieux

Tant que son sang vibre en cadence

Eve y danse.

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (990)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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Marie Grant
Invité
Marie Grant
20 septembre 2020 5 h 15 min

Quel beau chant d’amour à l’innocence et à grâce de la femme guidée par la nature !

Colette Guinard
19 septembre 2020 12 h 31 min

quel beau texte merci pour ce partage poétique