
Dans le jardin de son enfance
Eden aux trois mille saisons
Tout n’est que grâce et innocence Perfection
Fille du souffle et de la terre
Elle joue en toute insouciance
Avec le tigre et la panthère Connivence
Dans le jardin de son enfance
Eve y danse…
Les bras arqués comme deux anses
Au coeur du cercle des serpents
Le corps lové avec l’aisance
D’un enfant
Elle tourbillonne à tue-tête
Chantant des mots venus d’ailleurs
Comme une psalmodie secrète
En douceur
Les bras arqués comme deux anses
Eve y danse…
Sous l’arbre de la connaissance
Les deux grands yeux écarquillés
Elle jouit de chaque flagrance
Du verger
Comme sous une fontaine sans trêve
Elle s’abreuve jusqu’à l’envi
Au tronc d’où s’écoule la sève
De la vie
Sous l’arbre de la connaissance
Eve y danse…
Face au buisson d’incandescence
Illuminant corps et esprit
Elle côtoie en ces moirances
L’infini
Elle est fidèle par essence
A la voix qui parle à son coeur
Brise de paix et de patience
Son Seigneur.
Face au buisson d’incandescence
Eve y danse…
Tant que son sang vibre en cadence
Tout virevolte en son tréfonds
Balayant jusqu’à l’évidence
Des questions.
Quand se libère sa conscience
Elle s’invente un pas à deux
Comme deux oiseaux en partance
Vers les cieux
Tant que son sang vibre en cadence
Eve y danse.
Quel beau chant d’amour à l’innocence et à grâce de la femme guidée par la nature !
quel beau texte merci pour ce partage poétique