
Elle est de celles
Qui n’aiment qu’elles
Ne croient qu’icelle
Et leur missel.
Elle a des sens
D’effervescence
Où tout balance
A contresens.
Elle a des yeux
Qui ne voit que
Ce qui n’est bleu
Que vu des cieux ;
Elle a un nez
Trop aiguisé
Qui hume les mets
Déjà jetés.
Elle a une ouïe
Gâchant ses nuits
Les morts y crient
« Tire–nous d’ici ».
Elle a une peau
Sensibles aux mots
En dire de trop
En fait ses maux.
Elle a le goût
Du rien du tout
Sa langue se noue
Sur un caillou.
Elle est de celles
Qui n’aiment qu’elles
Ne croient qu’icelle
Et leur missel.

Très beau mais au risque de me faire des ennemis je dirais que chaque femme est comme ça en plus ou moins développé.
Elle à beaucoup de défauts, plus qu’ils en faut..
Chapeau pour cet écrit.