
Elle est apparue au seuil du matin,
ombre légère et souffle perdu,
comme si le vent lui-même l’avait déposée
sur mes rêves encore tremblants.
Les pavés brillaient sous une pluie fine,
les toits fumaient des nuages d’argent,
et chaque lampadaire semblait hésiter,
comme pour mieux la contempler.
Son pas faisait frémir les feuilles,
et l’air lui-même semblait retenir son souffle.
Je la suivais du regard, silencieux,
comme on observe un feu follet
qui se joue des frontières du réel.
Ses cheveux se mêlaient à la brume,
ses yeux étaient des éclats de ciel
que je croyais apercevoir dans l’eau des fontaines.
Le vent riait autour d’elle,
ou peut-être était-ce elle qui riait,
mélodie douce et imprévisible
qui s’infiltrait dans mes veines,
transformant chaque instant en vague infinie,
où le temps et l’espace s’effaçaient,
où chaque arbre, chaque pierre, chaque reflet
semblait me chuchoter son secret.
Puis, au détour d’une ruelle étroite,
elle disparut, légère comme un songe,
et je restai seul avec l’écho de son passage,
l’écume des heures glissant entre mes doigts,
et la certitude fragile que tout pouvait exister,
même ce que l’on croyait impossible.
Bonjour Albert,
Texte romantique rédigé sous la forme d’un conte qui côtoie le merveilleux.
De belles images pour présenter la Dame se fondant dans l’environnement.
Enfin, “elle disparut… et je restai seul.”
Cependant, aujourd’hui, tout peut arriver !
Cordialement.
G.L.
Bienvenue Albert et merci pour cette belle introduction poétique, nous avons hâte de découvrir vos autres textes.
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Alain