
Le monde doute
Immuable pour de très nombreuses générations
Puis effervescent pendant cent ans
Le voilà comme essoufflé
Essoufflé, fourbu d’avoir trop vite couru
Doutant quant au chemin emprunté
Enfin conscient qu’il s’est peut-être trompé
Qu’il a en si peu d’années, le décor bousculé, déstabilisé
Faisant une confiance sans limite à sa science
Croyant que la technologie serait pour l’humanité et indéfiniment une évidence
Qui ne pourrait que la transcender !
Pas le moindre instant de répit pour humainement philosopher…
Toi, le saint d’esprit, pour ringard tu serais pris !
Toi, le sage, tu serais attaché au dernier des piloris
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Et puis patatras…
Rien n’est plus pareil sous le soleil
Le caniveau, l’excès d’eau, le désert et le trop chaud
Pénurie et pléthore cohabitant dans une même arène où hurle sans le temps de reprendre son souffle une sirène
Vitesse excessive, planète en souffrance, homme n’ayant plus la maitrise
Et le narratif, le collectif qui s’en remettent à l’artificiel et au superficiel !
Pour préparer un demain sans lendemain
Ayant admis qu’ils avaient perdu la main !
Horrible futurible !
Avec son milieu, homme devenu incompatible…