
P’tit fleur fanée
P’tit’ fleur aimée
Di à moin toujours
Couc c’est l’amour
A chaque fois que j’entends ce refrain réunionnais, sa finale résonne en moi comme une question essentielle : Qu’est-ce que l’amour ? Dans son « Banquet », Platon à mis en scène un échange entre hommes à ce sujet. Comme tout bon ouvrage de philosophie, sa valeur réside davantage dans la question que dans l’enchevêtrement des réponses.
C’est une réponse que j’aurais envie de mendier, main tendue, au coin des rues :
Couc c’est l’amour ?
Quand on me pose la question, j’ai tendance à visualiser une pyramide des sentiments. A la base, comme socle j’y vois l’amitié fraternelle. Car si j’y mets l’amour passion, comme tout ce qui est excessif, cet affect devient vite réversible.
Je t’aime moi mon plus. L’amour fou est un amour bancal qui peut chavirer et se muer en folle haine.
Couc c’est l’amour ?
Immanquablement il faut aimer tout de l’autre à commencer par son apparence, principalement son visage. Mais cela n’apporte pas la réponse à la nature de l’amour.
Ce qui est sûr, c’est qu’il vient d’en haut ! Mis à part dans cette
devinette éloquente :
Question :Pourquoi une fille baisse t-elle les yeux quand un garçon lui dit Je t’aime ?
Réponse : Pour voir s’il dit vrai
Réponse temporaire me concernant : On ne voit bien et n’aime bien qu’avec le cœur.