Ciel ! Mon Mal-être – Jean-Marie Audrain

Ciel ! Mon Mal-être – Jean-Marie AudrainHier, nous avons abordé avec Jung la question du mal sous sa forme principalement morale. Nous allons poursuivre sur le thème du mal-être, du mal ressenti aux niveaux physique, psychologique et spirituel.

La question que beaucoup d’entre nous nous posons peut se formuler ainsi : pourquoi rencontrons-nous tant de personnes installées durablement en situation de mal être à une époque où des maraudes proposent des logements et des repas aux SDF, où les psychologues sont consultables gratuitement en CMPP, où internet prétend proposer une solution à tout mal-être psychique ou spirituel etc.

Quel que soit le niveau du mal-être, il existe des réponses communes pour expliquer sa persistance. Avec la durée, on finit par laisser ce mal-être imbiber notre personnalité jusqu’à nous y identifier. Serais-je le même sans ce carton et cette couverture de survie qui sont devenus mon lit quotidien ?

 

Serais-je la même sans ce questionnement permanent sur le qui suis-je et que fais-je là ? Serions-nous les mêmes sans notre penchant à fouiner dans toutes les mouvances qui se disent spirituelles qu’elles soient new age ou ésotériques ?

En allant plus loin nous rencontrons un autre obstacle majeur : la personne en situation de mal être se pose, souvent à son insu, en juge et partie : elle voudrait décider elle-même par qui, par quoi, quand et comment elle voudrait être aidée. Cela fait barrage à bon nombre de propositions salutaires. Dans ce pare-feu se même du psychologique et du spirituel.

Un part de résignation et une part d’orgueil. Je me complais dans mon mal être et je saurai très bien m’en sortir par moi-même, quitte à, plus tard, choisir par qui, par quoi, quand et comment.

 

 

 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (978)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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