
C’est une brume de chaleur qui danse
Et valse autour de la mer
Et s’accroche en une moiteur rance
A la face des touristes exsangues
Qui font rouler sur leurs langues
La dernière goutte de leur bière
Sous un ciel plombé de gris
Les libellules électrisées
Volent en rasant les peaux bronzées
Des baigneurs du lac alangui
La forêt de pins irradie
Sa chaleur sur les chemins de sable
Où des promeneurs endormis
Ont cherché une ombre supportable
Tous supplient l’orage de venir
De gronder et de rugir
Et qu’avec fracas et grand bruit
Eclate enfin une bulle de pluie