
Ce Bleu me hante
Il rode dans la pièce
Assis sur ma chaise
Il me tourmente
Il ne me dit rien
Il chuchote
Doucement
Il s’invente, se réinvente, se lamente
Il efface tout, comme si nous n’avions rien, rien de commun, rien qui fait un
Il me divise, il me fait douter
Il rode encore
Il aspire tous les mots qui se révoltent
Je lui résiste comme un bloc
Bâti de feu, il oublie
Il oublie que nous marchons ensemble
Ensemble sur les mêmes cendres
Ce Bleu, ce bleu
Me désoriente
M’arrache la langue
Souffle dessus
Il ne m’aura jamais
Jamais jamais
Tant que je suis vivante.