Le saint haïku virtuel – Jean-Marie Audrain
Si l’I.A peut tout Alors elle fera croire Que je suis saint âne.
Espace Poésie
Si l’I.A peut tout Alors elle fera croire Que je suis saint âne.
Avant de rencontrer C., j’avais fait la connaissance d’une jeune femme elle-même non-voyante par l’intermédiaire d’une association pour personnes handicapées visuelles. Au début, nous avons échangé des courriers et un jour elle m’a parlé d’un travail qu’elle avait effectué pour l’office de tourisme de sa ville. Cela allait à des restaurants en passant par … Lire plus
C’était dans la saison qui fait mûrir la figue. Là, tu venais cueillir, en rêvant, sur le tard, A l’heure où le soleil, épuisé, se fatigue, Ces fleurs sauvages qui captivaient ton regard. Dans tes besoins d’Azur où ton esprit navigue, Tu les avais rêvées, splendides, quelque part, Dans ces chemins ardus de … Lire plus
Deux escarpins rouges battent l’asphalte Des souliers noirs approchent tout près Les dépassent puis font une halte Et reviennent lentement après Une allumette tombe le long Des quatre souliers qui se font face L’escarpin remue son talon La chaussure noire tape et s’agace L’escarpin écrase son mégot Et s’efface par la porte … Lire plus
Le printemps presse. Nous, on se dresse. On dresse, On tresse, Debout devant la nature On se berce, Complétude qui nous tresse. Tresse, tresse, Veronique, Tresse nos tristesses.
Ne se voir grands Ne se voir petits Ne se voir tout Ne se voir rien Être tout simplement En vivant justement Ne se voir grands Ne se voir petits Ne se voir tout Ne se voir rien Si l’on n’a pas a-t-on Si l’on a n’a-t-on pas Vivre modestement En étant humblement … Lire plus
Ma mère, ma douce mère, m’accueille en me disant « Hizia est partie, et mon cœur est bien gros Résignons-nous, mon fils et pour elle, prions Pour que Dieu, le Seigneur, celui qui est là-haut L’accueille au Paradis qu’elle a tant espéré Mais qu’elle n’a pu avoir au printemps de sa vie Ni même en son … Lire plus
Nuages des corbeauxEnseignent paysagesÊnceinte des regardsVoir l ’ île des démons .Horizon des émotionsCharrie diamant de vieDes radaeux de survieOrchestrent la pensée.Une écume des joiesParcourt les beautésPercussion sensitiveCréée des apparitions.Les gros rochers riantsAux flancs des falaisesDes étoiles déferlantesDélibèrent au ciel noir .L ’ île de la Demoiselle
Jamais je n’entendis le chant de pâle aurore des oiseaux qu’apeuré je gardais sous ma peau. Ils n’avaient pas pu, las, de leur oeuf même éclore Endormis par un vent soufflé du tombeau. C’est la plus froide et ténébreuse amphore que celle où le sang vif dort comme la plus calme eau. Trésor … Lire plus
Mains ouvertes de l’acceptation, j’accueille Ton Sourire, ô mon Christ, sois pleinement dans mon corps ; envahis de tout Ton Etre ma pupille gonflée d’étoiles baignées dans Ton Losange de vérité. Que je sois celle qui est ouverte au meilleur d’elle-même, qui se donne à Toi, reçoit de Tes Mains la Bonté même. Que je … Lire plus
Au reflux de la mer, les grains de sable envelopperont la peau puis la picoteront comme un roulis de billes. La vague mourra des cheveux aux chevilles, entraînant avec elle les dernières endorphines de volupté. La chair tressaillera encore du souvenir de la joie écoulée avant de parvenir à s’apaiser, dans cet “après” … Lire plus
La poésie est de jour La poésie est de nuit Vit la poésie toujours Demain hier aujourd’hui LMA, 2026.