Oublier – Aurel Conțu
les étangs sont de plus en plus vides la nature de plus en plus pleine de résidus – les poètes haïku sont morts ou mourants et autres ne se naîtront plus…
Haïkus Espace Poésie
les étangs sont de plus en plus vides la nature de plus en plus pleine de résidus – les poètes haïku sont morts ou mourants et autres ne se naîtront plus…
une boucle d’oreille en or à l’oreille du grenouille de Basho – haïku…
le vieux chien ne mange plus il pleure son maître – la mort l’attend patiente au-delà de la route…
L’été marche nu sur les routes – dernière fois je l’ai vue sur le ciel, accrochée à un moineau courant les nuages …
Je n’attends plus l’hiver à venir avec sa neige blanche – je suis déjà un bonhomme de neige depuis trop longtemps…
Fruits sur les branches défiant la loi de la gravité – Sir Isaac Newton tasse son chapeau sur sa tête…
la première croisade des chevaux s’était terminée dans les couteaux longs de bouchers ce fut la première et la dernière révolte – depuis lors le sort des chevaux est resté aux mains des chiens…
Bourgeons délicats sur les branches – enfants allant à l’école… ©
Mon haïku c’est une petite pierre à la fondation du mot… ©
à partir de là, du vieux noyer la chouette rassemble les restes de la nuit dans des cris…
La pensée aspirait apres la trône du cœur tissant secrètement toutes sortes d’intrigues – au dessus de lui la guillotine de l’esprit…
oiseaux flamants roses dans les yeux de la femme, aux portes du cœur, jeunes lionnes – amour maternel…