Un
œil sur la poétique
L’autre sur la politique;
Il aurait aimé n’user
Que du premier, notre Aimé.

Il narrait sa négritude
Du fond de sa solitude.
Etudier à Fort de France
Lui donna toutes ses chances.

Sa muse s’appelait Suzanne
De la même île des bananes.
Son œuvre vint d’un cahier
Edité par “Volontés”.
Chaque ligne fut un retour
Vers son pays des amours.
Violent autant que lyrique
Miroir de sa Martinique.

Un romantique tel Rimbaud
Ses vers menaient vers le haut;
Une éloquence à l’envi
Sonnait comme du Péguy.

Maître des mots et des jeux
Dans un style méticuleux,
On devinait qu’il lisait
Les oraisons de Bossuet.

Resplendissant tel Claudel
Son style voguait sur deux ailes
Nuées côtoyant sans gène
L’argot des rues parisiennes.

Un jour, Breton le lisant
Déclara que, mieux qu’un blanc
Ce noir était plus à l’aise
Pour manier la langue française.
Césaire désira choisir
L’épitaphe du souvenir
Et sur sa tombe sont gravés
Ces mots pour l’éternité :

« La pression atmosphérique ou plutôt l’historique
Agrandit démesurément mes maux
Même si elle rend somptueux certains de mes mots. »

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poètesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique. D’ailleurs, il reçut de la SPAF (Société des Poètes et Artistes de France) un grand diplôme d’honneur en ces deux catégories.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Lors de la naissance du net, il se prit à aimer relever les défis avec le site Fulgures : il s’agissait de créer et publier au quotidien un texte sur un thème imposé, extrêmement limité en nombre de caractères. Par la suite il participa à quelques concours, souvent internationaux, et fut élu Grand Auteur par les plumes du site WorldWordWoo ! .
Il aime également tous les partenariats, composant des musiques sur des textes d’amis ou des paroles sur des musiques orphelines. Ses œuvres se déclinent sur une douzaine de blogs répartis par thème : poésie, philosophie, humour, spiritualité…sans oublier les Ebulitions de Jeanmarime (son nom de plume). Un autre pseudo donna le nom à son blog de poésies illustrées : http://jm-petit-prince.over-blog.com/
Pendant longtemps il a refusé de graver des CD et d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial. Malgré tout il vient d'autoéditer le florilège de toute en vie et dans tous les syles : https://www.amazon.fr/Petit-Prince-Mots-dit/dp/B0BFVZGNYM et d'écrire des chansons pour 3 CD d'Ophélie Morival (puis pour d'autres voix amies) : https://www.youtube.com/watch?v=Q0bvWkljrlw.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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Hommage sublimé, merci Jean Marie de nous l’avoir partagé!Amicalement Colette
Merci pour le partage de cet éloge, d’une vérité qui mérite d’être sue et écoutée !