“A vous, pour vous.” – Odile Stonham

 

Dans les rues en France, partout dans le monde entier,

Des êtres se sont réunis pour manifester.

*

Pour leur dire qu’elles ne seront jamais oubliées

Toutes ces personnes qui sont mortes, toutes assassinées;

*

Pour vous d’abord, les copains de Charlie Hebdo

Qui, en ce jour de janvier, ont perdu la vie.

*

A vous la femme policier touchée dans le dos,

Pour vous son collègue, à vous l’agent d’entretien.

*

A vous aussi quatre otages dans un magasin,

Pour vous autres qui sont encore en vie aujourd’hui.

*

A vous enfin, celles et ceux de tous les pays

Qui sont, qui ont été les proies du terrorisme.

*

Pour vous qui avez combattu, grands et petits

Pour la liberté et non pour le fanatisme.

*

Un jour viendra où justice vous sera rendue

Et où ces deux mots, “Liberté, Egalité”

*

Sans abandonner le troisième “Fraternité”

Seront criés, applaudis dans n’importe quelle rue.

*

Dans mon pays survivra toujours un crayon.

Symbole de résistance, de solidarité.

*

Pour rappeler cette liberté dite d’expression.

Pour que tous ces morts ne soient pas, non, délaissés.

 

@ Tous droits réservés.

 

 

Odile Stonham

Odile Stonham (275)

Bonjour,
Je m'appelle Odile et j'ai soixante-et-un ans. Je vis en Normandie, particulièrement dans le Calvados. Je suis mariée et j'ai deux grands enfants dont l'un m'a donné la joie d'être grand-mère de deux petits bonshommes : Ethan et Alexander.
J'ai commencé à écrire des poèmes à l'âge de seize ans et cela m'a beaucoup plu. Puis, petit à petit, j'ai continué à en faire. Etant sentimentale de nature, cela y a peut-être contribué. je ne sais pas. Mes sujets sont variés. Je les prends comme ils me viennent.

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Gérard Lepoutre
21 décembre 2025 15 h 15 min

Bonjour Odile,

“A vous, pour vous” : Un titre bien choisi.

Le poème est bâti sous forme de distique (ensemble de deux vers) : cela procure au texte
des espaces blancs qui permettent à cet écrit différentes respirations ( le lecteur peut ainsi à chaque strophe reprendre son souffle) – Et, la poésie reste “aérée”, je préfère cela à de “gros pavés” bien denses.

Ici, pour un écrit qui dénonce la violence, cette mise en forme s’y prête particulièrement.
C’est également un texte en hommage à des victimes ; l’on a envie d’ajouter : ” Plus jamais ça !”

Les termes “Liberté, Egalité, fraternité” rappelés au fronton des mairies donnent à la poésie un caractère de légitimité.

“La liberté d’expression” prend ici tout son sens.

“Le crayon” symbole “de résistance et de solidarité” fait apparaître une belle métaphore.
La fin, un appel à la mémoire collective (pour ne pas oublier) clôt de belle manière cet
écrit.

Cordialement.
G.L.

Lucienne Maville-Anku
21 décembre 2025 8 h 31 min

Quel hommage, quel bel hommage poétique empli de sincérité, d’empathie et de finesse, qui nul ne peut laisser indifférent.

Cet élan de cœur me touche.

LMA.

Dans mon pays survivra toujours un crayon.

Symbole de résistance, de solidarité.”