À cent ans, à cent ans,
Un an passe comme un jour
À cent ans, à cent ans,
Le temps paraît court, bien trop court.
À cent ans, à cent ans,
Comme on ne se l’imagine pas,
Il se passe bien des choses dans la tête d’une femme ;
La vie a encore du goût, et du meilleur,
Même si le temps paraît moins long.
Depuis maintenant longtemps déjà,
On a quitté l’autre, celui qui nous faisait vivre
Et sans qui l’on vit, malgré tout.
À cent ans, à cent ans,
On se retrouve seul.
L’avenir ne dit plus rien
C’est le passé qui est incertain.
A-t-on aimé? A-t-on vécu?
C’est d’aujourd’hui qu’il faut parler.
À cent ans, à cent ans,
On attend toujours ses enfants
Quand bien même ils nous oublieraient
On a souci de l’un, de l’autre,
Que l’on sait bien grand et loin.
Il y a un peu de nous en eux
Tous nos espoirs, tout notre amour,
Nos lendemains…
À cent ans, à cent ans,
Comme au bon vieux temps,
On rit pour un oui, pour un rien ;
On retrouve un peu ses vingt ans,
Toujours un peu plus étonné
D’être au rendez-vous du matin.
À cent ans, à cent ans,
On peut avoir le coeur en fête.
Il faut se réjouir tendrement
D’avoir enfin rempli le siècle
Au moment le moins attendu.
À cent ans, à cent ans,
On voudrait rester dans la course ;
Même quand la partie se termine
On a bien droit à un repos,
Celui que le Père éternel
Nous a préparé, tout le haut.
À cent ans, à cent ans,
Un an passe comme un jour
À cent ans, à cent ans,
Le temps paraît court, bien trop court.
