À CENT ANS – Jeanmarime

À cent ans, à cent ans,

Un an passe comme un jour

À cent ans, à cent ans,

Le temps paraît court, bien trop court.

 

À cent ans, à cent ans,

Comme on ne se l’imagine pas,

Il se passe bien des choses dans la tête d’une femme ;

La vie a encore du goût, et du meilleur,

Même si le temps paraît moins long.

Depuis maintenant longtemps déjà,

On a quitté l’autre, celui qui nous faisait vivre

Et sans qui l’on vit, malgré tout.

 

À cent ans, à cent ans,

On se retrouve seul.

L’avenir ne dit plus rien

C’est le passé qui est incertain.

A-t-on aimé? A-t-on vécu?

C’est d’aujourd’hui qu’il faut parler.

 

À cent ans, à cent ans,

On attend toujours ses enfants

Quand bien même ils nous oublieraient

On a souci de l’un, de l’autre,

Que l’on sait bien grand et loin.

Il y a un peu de nous en eux

Tous nos espoirs, tout notre amour,

Nos lendemains…

 

À cent ans, à cent ans,

Comme au bon vieux temps,

On rit pour un oui, pour un rien ;

On retrouve un peu ses vingt ans,

Toujours un peu plus étonné

D’être au rendez-vous du matin.

 

À cent ans, à cent ans,

On peut avoir le coeur en fête.

Il faut se réjouir tendrement

D’avoir enfin rempli le siècle

Au moment le moins attendu.

 

À cent ans, à cent ans,

On voudrait rester dans la course ;

Même quand la partie se termine

On a bien droit à un repos,

Celui que le Père éternel

Nous a préparé, tout le haut.

 

À cent ans, à cent ans,

Un an passe comme un jour

À cent ans, à cent ans,

Le temps paraît court, bien trop court.

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (990)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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