Elle était en pleurs et elle était hors d’elle
« Vous ne m’avez pas vue, vous m’avez ignorée
Moi qui cherchais vos yeux, là, dans la ruelle
Je me suis arrêtée et j’ai beaucoup pleuré
Je ne saisissais pas pourquoi vous l’avez fait
A moi qui attendais un peu de votre amour
Je suis restée sur place et comme pétrifiée
Tout est devenu noir, lors de ce triste jour »
Je l’ai bien regardée, l’ai prise dans mes bras
« Essuie tes yeux, mignonne, ne laisse pas fuir le temps
Ton jeune compagnon, lui, ne comprendrait pas
Que tu aimes l’automne à la place du printemps
Je connais la valeur de la belle saison
Où je croquais les fruits, riant à belles dents
Vivez donc la vôtre et aucune raison
Ne me donne le droit de troubler vos instants.

Bonjour Brahim,
Poème émouvant ;
A une
“Passante.”
Georges Brassens.
Cordialement.
G.L.
Le titre de ce texte, “Vous m’avez ignorée” fait réfléchir.
Ignorer une personne, quelle qu’elle soit, cest l’exclure, et c’est tragique, cruel, destabilisant, oppressant, aliénant.
C’est une forme de ‘sorcellerie’ qui se pratique au sein de la société, des cellules familiales, dans les écoles, les milieux professionnels…en cette ère de progrès de la ‘technologie’ qui nous connecte paradoxalement.
C’est terrible. Il faut le dénoncer ce type de rejet social et discrimination le combattre… parlons et parlons-nous encore plus sur cette plateforme.
Merci cher Brahim pour ce beau texte qui interpelle.
LMA.