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Encore quelques heures et la nuit noire s’en ira
Pour céder la place à ce jour gris qui viendra.
Dehors, le manteau blanc de la neige a fondu
En laissant derrière lui des petites flaques dans la rue.
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Après avoir pendant quelques mois sommeillé,
La nature, partout, commence à se réveiller.
L’hiver s’en va. Le printemps approche peu à peu
En nous offrant un spectacle charmant à nos yeux.
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Dans le grand jardin, les fleurs sont sorties de tere.
Les primevères, déjà présentes, forment un beau parterre.
Les jonquilles, bien qu’elles ne soient pas encore ouvertes,
Nous laissent deviner le jaune qui va apparaître.
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Quant aux pâquerettes, elles ont effectué leur sortie.
Leurs petites têtes blanches et jaunes poussent à l’infini.
Plus tard, dans ce jardin, fleuriront des violettes.
Elles aussi feront un joli tapis de fête !
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Puis viendront ces jolies petite fleurs bleues : les myosotis.
Je n’oublie pas les fleurs de ma grand-mère : les iris
Ainsi que leurs deux couleurs : bleu clair et violet.
Ils seront parmi nous quand reviendra l’été.
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Je pense aussi à ces autres fleurs, dites sauvages
Et qui ma foi, avec les nôtres, font bon ménage.
Merci à toi, Nature, de nous ravir le coeur
En nous offrant chaque année cette palette de couleurs.
@ Tous droits réservés.
L’on sent s’annobcer le vent de la brise de printemps tout au long de beau texte poétique en couleurs qui parle aussi de changement, renouveau, rennaissance.
Sont présentes subtilement les couleurs primaires, secondaires et tertiaires comme dans un jardin et dans la création entière.
Tout un talent artistique de ta plume, cher Odile, se révèle en ces sillons que tu traces.
LMA.
Il ne manque plus que Monet…
MERCI, ODILE, POUR L’INVITATION ‘A CETTE BELLE PROMENADE DANS CE MAGNIFIQUE JARDIN FLEURI, PARFUME’ DE POESIE
Bonjour Odile,
Une belle écriture maîtrisée.
“Une palette éblouissante de couleurs.”
L’évocation de saisons, de la nature…
“La nuit noire s’en ira…” et l’on découvrira…
L’on visite “le grand jardin” : l’on découvre les fleurs colorées existantes, puis l’on imagine les fleurs, non moins colorées, à venir.
“Les transitions” (essentiellement, le passage d’une strophe à une autre) demeurent fluides ; “Après avoir… ; Dans le grand jardin… ; Quant à… ; Puis… ; Je pense…”
L’introduction conduit peu à peu au thème principal. (à partir de la strophe trois)
Le dernier vers clôture “bien” le poème : “… En nous offrant chaque année…”
Poésie bien construite ; l’on admire ton jardin extraordinaire !
Cordialement.
G.L.