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Bonjour à tous et toutes,
Le fu est un genre littéraire chinois situé entre poésie et prose rythmée. Il développe un thème : un jardin, une montagne, une fleur, un instrument, un objet, une ville… Il cherche à traiter en profondeur un sujet. Il alterne prose et vers. (l’ouverture en prose)
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Personnellement, j’ai choisi de tout écrire en prose ; si vous le souhaitez, vous rédigez une strophe en prose, la suivante en vers et, ainsi de suite.
Fu du jardin
(Ouverture)
J’honore un merveilleux jardin, une aire de totale liberté où s’épanouissent une abondante végétation sauvage, des fleurs délicatement parfumées et l’âme légère d’un promeneur en fête inspiré . J’erre, je vagabonde ; je me déplace différemment selon mes envies. Tout un décor grandiose, pour vivre pleinement !Une sérénité parfaite, m’ouvre grandement les bras.
(Amplification)
Je me faufile entre arbustes et herbes folles ;
Dès l’entrée, c’est la découverte d’une partie secrète de ce jardin,
Suffisamment grande pour s’y cacher à loisir.
Assez discrète pour y rêver !
Plus loin, le pont de bois sous lequel coule le bras
d’une rivière vive et limpide où nagent des ides centenaires.
Cet espace franchi, apparaît le royaume coloré de fleurs de toutes les variétés. Des lotus blancs, roses avec leurs nombreux pétales dégagent une senteur délicate, presque sucrée. Des pivoines rouges, roses, blancs à l’odeur florale entêtante, des chrysanthèmes en pompons d’un rouge profond, d’un jaune citron, d’un violet éclatant, exhalent un parfum herbacé, légèrement amer.
Des orchidées aux pétales élancés d’une fragrance de vanille se dévoilent. Des magnolias majestueux, sculpturales et des camélias aux feuilles vernissées complètent cette nature paradisiaque.
(Méditation)
Ici, rien n’est à changer : les étendues sauvages offrent un havre de paix. L’on s’y promène au gré de son inspiration. Volontiers, les pensées vagabondent ! On passe le pont : tout se modifie ! Sous nos yeux émerveillés, se distinguent des fleurs d’un raffinement et d’une variété rares ! L’on se sent immédiatement à son aise, l’on demeure subjugué par la beauté de ce spectacle floral.
Des lotus, pivoines, chrysanthèmes, orchidées, magnolias, camélias se montrent sous leur meilleur jour. Tout n’est que silence, beauté, apaisement. – Un pays onirique. – On ne souhaite plus quitter cet endroit si extraordinaire. On y passerait une entière vie ! On aimerait ralentir le temps.
(Chute)
A présent, le soir tombe, les ombres s’allongent, le temps fraîchit. Je profite encore pendant quelques instants des ultimes rayons d’un soleil orangé pâle. A regret, il me faut maintenant abandonner ce jardin féérique qui m’apporte tant de bonheur et de réconfort. Je me console ! Je reviendrai dès que possible pour profiter de ce charmant éden. Quelle joie ! Alors, je pourrais revivre…
Écrire un « Fu » vous tente ? Vous pouvez vous inspirer du canevas suivant : 1 Ouverture- 2 Amplification- 3 Méditation- 4 Chute- Lancez-vous ! Adressez votre fu sur le site Plume de Poète.
Merci, et bonne journée à tous et toutes.
G.L. Gérard Lepoutre.