Il y a 60 ans
La maman de ma maman
Avait quitté sa Bourgogne natale
Pour rejoindre la capitale
Avec l’ensemble de ses biens
Dont des bijoux en leur écrin.
Habitant souvent chez elle
Je lui posais la question éternelle
Comment ouvrir l’étrange chose
Qui, à Mussy, cousait des roses
En faisant le bruit d’une loco.
Elle me répondit ainsi :
“Mon petit fils, il faut la clef
Et j’ai oublié où elle était”.
Mais après ces 60 ans
Mamie partie bon an mal an…

Mes fouilles toutes archéologiques
Ont porté des fruits bénéfiques
Et comme par enchantement
La belle clef de grand maman
A ouvert le monstre cloîtré
Depuis une mi éternité
Et s’est retrouvé ventre à l’air
Dévoilant le nom de Singer !
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A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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Jean-Marie, je viens de lire ton texte une nouvelle fois et une image m’est revenue à la mémoire : celle d’une machine à coudre qui appartenait à ma grand-mère maternelle et dont la marque n’était pas “Singer” mais “Pfaff”. Je me souviens encore de sa couleur : noir foncé. Elle a disparu un beau jour après le décès de ma grand-mère. A t-elle fait le bonheur d’un brocanteur ? Je n’en sais rien. J’espère seulement qu’elle aura connu des jours meilleurs avant car la plupart des meubles et des objets de la maison ont été vendus pour des bouchées de pain… Triste destin pour cette machine à coudre qui m’intriguait à chaque fois que je la voyais.
C’est un merveilleux “Sésame” qui en s’ouvrant ravit le cœur et l’âme !
Belle histoire qui nous fait tous penser à nos ancêtres familiaux… Merci du partage Singerial !