
Passent les heures, viennent les ans
L’amour trop fort, c’était avant.
Les langues s’étant liées beaucoup
Deviennent bisous dans le coup.
On se parle du temps d’Eros
De notre aimantation primale
La tête dans le même bocal
Où nous a noyés Thanatos.
On cherche ce qu’il pourrait rester
Qui ne fut jamais partagé
Dans les émois, dans les passions
Quand le glas sonne à l’unisson.
Une telle histoire semble sans suite
N’appréciant plus pour lui-même
L’autre qui vous disait Je t’aime
Mais qui a atteint ses limites.
La relation devient question
S’aimer quand même, s’aimer comment
Si demain n’est qu’un pâle avant
S’il se dresse deux horizons ?
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A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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Merci jean-Marie de m’avoir confondu avec Brahim pour la fille-oiseau. Je n’en suis que plus flatté. Ton poème est une belle démonstration du “Tout passe, tout casse, tout lasse”. Joliment tourné.
Oui l’amour qui se peint avec le temps
Qui se dépeint lentement au fil des ans
Et les bisous dans le coup bien vu
C’est un beau poème qu’est le bienvenu
La vie est une route
Qui a ses secrets aussi
A soixante ans, elle recommence
Dessinant une embellie
Sur un chemin de renaissance
Où le passé se bonifie
Voilà, j’y suis, pas au point de rupture bien sûr, mais je commente. Oui, joli poème. Oui, l’amour passion est voué à disparaître et à se transformer s’il y a lieu d’être en autre chose, et souvent en rien, car il n’y avait pas d’amour mais juste une flamme vouée à s’éteindre.