
Au reflux de la mer, les grains de sable envelopperont la peau puis la picoteront comme un roulis de billes.
La vague mourra des cheveux aux chevilles, entraînant avec elle les dernières endorphines de volupté.
La chair tressaillera encore du souvenir de la joie écoulée avant de parvenir à s’apaiser,
dans cet “après” qui déploiera autant de force que l’instant même en un aura hésitant entre l’éphémère et l’éternité,
dans cette légèreté sensuelle extrême, nulle part comparable, qui pousse la vie à passer son chemin.
Jamais les pieds ne sont avalés par les trous de sable que creusent les remous.
Le retrait de l’eau se fait long, lent et langoureux.
Alors pour parfaire cette douceur, la main se réfugiera sur la plage d’amour,
le visage se glissera dans la frange d’écume, tout en se posant délicatement sur cette grève de bonheur.
Comment pourrait-on survivre loin de la mer ?