Etendue. Mais l'esprit habité d'un poème !
Un soleil fatigué la couvait d'un œil las;
L'azur s'abolissait sur l'horizon, là-bas,
Dans un pâle couchant aux couleurs d'érythème.
Un arbre, dans le soir, dressé comme un emblème,
Projetait sur le sol ses contours tel un drap
Jeté pour abriter ce corps de Tanagra
Et protéger ses yeux d'un dernier rayon blême.
Etendue; mais l'esprit habité d'un poème!
Un soleil fatigué la couvait d'un œil las;
L'azur s'abolissait sur l'horizon, là-bas,
Dans un pâle couchant aux couleurs d'érythème
Un arbre, dans le soir, dressé comme un emblème,
Projetait sur le sol ses contours tel un drap
Jeté pour abriter ce corps de Tanagra
Et protéger ses yeux d'un dernier rayon blême.
C'était un de ces jours au sortir de l'été,
Où des parfums subtils aux fragrances de mûres
Rôdent dans les jours gris ou les jours de gaité;
Un de ces jours perdus dans le fond des saisons,
Où des pas égarés marchent dans des guipures
D'ombres mouvantes qui tombent des frondaisons.
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Né en 1944,et bien qu’ayant fait carrière dans les T.P.( chantiers autoroutiers),j’ai toujours aimé les belles lettres depuis l’enfance, toujours en admiration pour les grands romantiques, symbolistes, …etc, et d’une manière générale pour les écrivains aux phrases ” bien ficelées”. La poésie reste pour moi une distraction, un passe-temps, une espèce de “jeu de lettres”, éclairé ( de temps à autre !) par les lumières de la Méditerranée.
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