Au fond de sa gorge serrée
Depuis l’enfance elle gardait
Ce que la vergogne dictait
Bouche fermée.
Pour un doux baiser sur son front
Rien n’aurait pu baisser sa garde
Tête haute malgré l’affront
Qui trop s’attarde.
Ses souvenirs d’adolescence
Des repas aux regards murés
Autour d’une table encombrée
De ses silences.
Elle s’exila de la maison
Son ressenti en bandoulière
Noué au fond d’un baluchon
Son cœur trop fier.
Par les routes et sur les chemins
Chaque détour la ramenait
A l’aveu de livrer enfin
Son noir secret.
Puis le remords fit son travail
De nuits troubles en jours aigris
Semant la mort en ses entrailles
Pour un non-dit.
Son père quêta à son chevet
Le dernier mot, l’ultime son
Qui de ses lèvres s’échappait :
Juste « Pardon ».

J’ai lu ce poème « bouche fermée et ces silences qui trop s’attardent » me refusent les mots pour dire qu’il n’y a rien à dire.
J’ai lu ce poème « bouche fermée et ces silences qui trop s’attardent » me refuse les mots pour dire qu’il n’y a rien à dire.
Comment exprimer la beauté des mots qui s’unissent harmonieusement pour désigner la mort d’une jeune femme ?