Mirage – Richard Daurel

 

Des frissons dorment sous la gaze des rideaux.

Une vague lueur flotte comme un vieux songe

Sur tes chairs, un instant, calmées par un axonge ;

Ta main, pourtant, frémis, malgré les péridots.

 

Ton sourire, du temps, ne sait laver les maux ;

Le bruit de ta douleur te travaille et te ronge,

Creusant un long sillon dont l’empreinte te plonge

Dans un lourd désarroi qui détruit ton repos.

 

Entends-tu, dans le soir, cette clameur sauvage,

Tous ces vagissements d’une horde aux abois ?

As-tu franchi les ans pour entendre une voix

 

Aux perfides échos pleins de haine et de rage?

Et ce mirage, au loin, dans un brouillard épais,

Ne vois-tu pas que c’est l’illusion de la paix ?

Richard Daurel

Richard Daurel (14)

Né en 1944,et bien qu’ayant fait carrière dans les T.P.( chantiers autoroutiers),j’ai toujours aimé les belles lettres depuis l’enfance, toujours en admiration pour les grands romantiques, symbolistes, …etc, et d’une manière générale pour les écrivains aux phrases ” bien ficelées”. La poésie reste pour moi une distraction, un passe-temps, une espèce de “jeu de lettres”, éclairé ( de temps à autre !) par les lumières de la Méditerranée.

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Jean-Marie Audrain
Membre
26 février 2026 11 h 58 min

J’y lis davantage du Charles de Foucault que du Baudelaire dans ton poème torride !

Gérard Lepoutre
26 février 2026 9 h 42 min

Bonjour Richard,

Y a-t-il une filiation baudelairienne dans ta poésie ?
Voilà à la lecture, ce que cela m’évoque.
Est-ce un mirage ?

Cordialement.
G.L.