
Le sable a retrouvé son calme vaste et blond
Sur ton pas solitaire imprimant le rivage
Où, portés par l’élan d’une écume sauvage,
S’endorment l’algue brune et le vert goémon.
Sur la dune, un soleil encore jaune et rond,
Caresse un cinéraire à l’étrange feuillage;
Un vent doux et léger se glisse sur la plage,
Dans l’été lentement devenant moribond.
Mais l’onde encore emplie du bal des coryphènes
Ici, de ton errance, efface le dessin;
Au crépuscule bleu s’envolent les phalènes
Oubliant le refuge épais de leur essaim.
Et le jour et la nuit, l’un dans l’autre se greffent
Sur le flot pâle et clair constellé d’acalèphes.