L’ère du dérisoire
Quelle naïveté, quelles obstinations
Poussent les poètes, dans le triste des villes,
A vouloir embellir le morne des nations
Et donner du brio aux âmes serviles.
Pourquoi donc s’entêter à inventer le ciel
D’un bleu éblouissant par sa limpidité
Alors qu’un bleu commun, fade, circonstanciel
Fait le miel des chantres de la cupidité.
Après tant de courants porteurs d’inspiration,
Les romantiques et les impressionnistes
Ont porté le génie jusqu’à saturation
Ne nous laissant plus que des « dépressionnistes»
06 11 1990
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Tombé amoureux de "L'albatros" de Charles Baudelaire, poème appris lorsque j'étais 'écolier et nourri au hasard de Victor Hugo, Georges Brassens, Léo Ferré, Lamartine et beaucoup d'autres, j'ai commencé à faire rimer les mots vers l'âge de 18 ans. D'abord très inspiré par Brassens, j'ai pris, au fil du temps, mon autonomie pour en venir à des textes plus intimes qui, pour certains, servirent d'exutoire à des émotions mal vécues. J'ai tenté des textes humoristiques (La ronde infernale, la crue), des textes légers (Langueurs impressionnistes, Sirènes), des textes d'amour (Les temps morts de jeunesse) et des textes plus graves (L'holocauste, l’Apocalypse)
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PHILIPPE désolée j’ai voulu vous envoyer une toile impressionniste pleines de couleurs et voilà ce qui en a résulté ,pas moyen d’effacer ,j’ai tout essayer ,excusez moi ,je suis vraiment navrée Colette guinard
Une toile vierge qui s’embellit de couleurs ,il peut en être aussi de l’esprit j’aime les reproduire à ma façon
J’aime bien l’idée !
Une toile vierge, des couleurs, des pinceaux, et beaucoup d’imagination