Le vrai bonheur – Jean-Marie Audrain

Leurs yeux qui aimantent nos yeux,

Leurs rires qui enchantent nos cœurs,

Leurs mains qui nous retiennent à eux,

S’il était là le vrai bonheur ?

Près des enfants au long des heures,

S’il était là le vrai bonheur ?

 

L’instant où ils viennent de naître

Est le début d’une passion

Comme une ivresse qui prend la tête

Sans y paraître

Ils nous donnent mille raisons

Pour que la vie danse comme fête.

 

Ils enfouissent bien leurs racines

Dans le terreau de notre amour

Ces arbrisseaux de vie si belle

Qui nous fascinent

Par leur regard au premier jour

De printemps nous prêtent des ailes.

 

Poupons que notre chair façonne

Leurs tout premiers cris nous désarment

On les embrasse, on les cajole

Puis on s’étonne

Quand leur rire éclot d’une larme

Dans un dialogue sans parole.

 

Leur petit corps parfois tressaille

Sitôt nous voient-ils approcher

Car un enfant qu’étreint sa mère

Sur ses entrailles

Tient sur lui l’univers entier :

Elle est son ciel comme sa terre.

 

Leurs yeux qui aimantent nos yeux,

Leurs rires qui enchantent nos cœurs,

Leurs mains qui nous retiennent à eux,

S’il était là le vrai bonheur ?

Près des enfants au long des heures,

S’il était là le vrai bonheur ?

                                                                                                                 Jeanmarime

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (960)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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Hervé Outil
Membre
11 octobre 2020 19 h 08 min

Bravo mon cher Jean Marine! Très beau poème.

Grant Marielle
Invité
11 octobre 2020 7 h 49 min

Quel magnifique hommage au bonheur incomparable qui nous vient des enfants!

Brahim Boumedien
10 octobre 2020 23 h 48 min

Merci, pour ce partage ! Un véritable bonheur qui réjouit le coeur : Hugo ne disait-il pas : “lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris ! Son doux regard qui brille fait briller tous les yeux”… Merci encore !