
Amis poètes et lecteurs
La poésie doit savoir faire silence.
Oublions les cercles qui nous ont rapprochés
Et tournons nous vers ceux qui ignorent ce luxe qui enjolive nos existences.
Paix et Unité avant tout !
Pendant que nous nous affrontons pour des questions de quota de ceci ou de cela,
Nous laissons les mains libres à ceux qui lient les poings.
Tandis que nous piétinons le respect de la différence
D’autres lui interdisent radicalement tout droit de cité.
Au moment où nous nous torturons l’esprit pour engendre tel effet de style,
D’autres inventent de pratiques pour rendre l’horreur invisible,
Et les médias de revêtir d’étiquettes fleur bleue,
Manche-longue, manche-courte, les amputations de la jeunesse africaine.
Les chefs d’état serrent devant les objectifs T.V la main des commanditaires
Et le spectateur a la larme à l’œil quand on leur passe un collier de fleur.
Entre deux Clubs Vacances, il y a des camps cachés derrière des barricades colorées,
Derrière les barbelés, des corps méconnaissables par la faute de l’homme puis de la lèpre.
Pourquoi prêter l’oreille puisque leur cri est silencieux ?
Pourtant l’ONU * a décrété qu’un jour par an n’était pas de trop
Pour ouvrir ses yeux, ses oreilles voire son cœur.
Vous ne le saviez certes pas car l’impératif était à la liesse et à la musique,
Mais il reste trois jours pour jouer la partition de la simple humanité
Sans reléguer aux supra structures l’ingérence humanitaire.
N’avons-nous point lu que sur cette terre ” Il n’y a de richesse que d’hommes ” ?
*26 juin, décrétée depuis 1997 par l’ONU
Journée Mondiale d’Information et de Lutte contre toutes les formes de Tortures
Merci Jean-Marie d ‘ utiliser la poésie aussi pour nous rappeler la chance que nous avons . En effet ce poème nous inspire à faire silence par respect pour ces gens qui vivent dans les pires conditions que peut connaître un être humain.