
Le monde brûle
Pas des milliers de canicules
Le monde brûle
Nous, on en vient à s’en soucier
Qu’à leur passage à la télé
Il faut avouer que quand c’est loin
On ne s’en soucie que bien moins.
Mais les brasiers ne sont pas tous
A l’extérieurs de notre vie
Sans la curiosité qui pousse
Tous les spectateurs à l’envi.
Le monde brûle
Pas des milliers de canicules
Le monde brûle
Les statues sont déboulonnées
Même sur l’île de la Réunion
On a y vu décapiter
Le bouddha en ville du Tampon.
Tous les Lénine et les Staline
Ont chu de leur haut piédestal
Mais qui osera sur Poutine
Jeter Trump comme le malsain Graal ?
Le monde brûle
Pas des milliers de canicules
Le monde brûle
Les valeurs sont toutes vénielles
Le bien, le mal se négocient
Comme des péchés artificiels
De l’intelligence qui sévit.
On dilapide les croyances
Prisonnières des extrémismes
On croit ce qui nous porte chance
Monde incendié par l’égoïsme.
Le monde brûle
Pas des milliers de canicules
Le monde brûle
Consommés au troisième degré
Le cœur et l’âme se font piéger
On n’éteint que ce qui consume
Produisant le bruit de l’enclume.
On a tout pour communiquer
La technologie, les médias
Mais on en devient irradiés
Du copier-coller à tout-va.
La brûlure qui sourde au-dedans
Progresse sans laisser de trace
On se croit le même qu’avant
Alors que le meilleur s’efface.
Le monde brûle
Pas des milliers de canicules
Le monde brûle
Le monde brûle
Pas des milliers de canicules
Le monde brûle
A écouter ici en chanson :
“Un Monde incendié par l’égoïsme” : Merci, Jean-Marie, pour le partage de ce constat brûlant qui décrit une situation réelle !
Jolie création qui fige la réalité …brav pour la force des mots posés ..
Le Monde brûlé. La faute à nous avec tout ce que nous faisons pour le détruire inexorablement.